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Les syndicats appellent à une réforme économique axée sur les travailleurs lors de la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau ministériel

Les syndicats se sont engagés directement avec les gouvernements de l’OCDE lors de la réunion du Conseil ministériel 2025 (MCM) à Paris cette semaine, en plaidant pour des approches centrées sur les travailleurs en matière de commerce, de technologie et de politiques climatiques, dans ...

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Les syndicats se sont engagés directement avec les gouvernements de l’OCDE lors de la réunion du Conseil ministériel 2025 (MCM) à Paris cette semaine, en plaidant pour des approches centrées sur les travailleurs en matière de commerce, de technologie et de politiques climatiques, dans un contexte d’inégalités persistantes.

Le TUAC a présenté une vision alternative globale dans sa déclaration et dans ses interventions lors de plusieurs sessions de la CMM, appelant à une réforme économique fondamentale qui récompense le travail plutôt que le capital. Les syndicats ont cité des données de l’OIT montrant que les politiques actuelles ont déclenché un transfert de richesse annuel massif de 2,4 billions de dollars des travailleurs vers le capital depuis 2004.


Sortir du piège de la croissance tirée par les exportations

Dans sa déclaration, le TUAC explique comment l’inégalité alimente un cycle destructeur de croissance tirée par les exportations. À mesure que les personnes les mieux rémunérées s’approprient une part plus importante du revenu national aux dépens des travailleurs, la consommation intérieure faiblit car les travailleurs ont moins à dépenser. Cela oblige les entreprises à se tourner vers l’exportation à l’étranger pour compenser la faiblesse de la demande intérieure. Il en résulte des modèles de croissance axés sur l’exportation, dans lesquels les entreprises sont en concurrence avec des coûts de main-d’œuvre moins élevés à l’étranger. Cela déclenche un nivellement par le bas des salaires et des conditions de travail, alimentant les tensions commerciales et aggravant le problème initial de l’inégalité.

Le TUAC a plaidé en faveur de politiques qui briseraient ce cycle lors des sessions de la Conférence ministérielle sur le commerce, plaidant pour un commerce durable exigeant des dispositions exécutoires en matière de travail, les gouvernements devant veiller au respect des principes fondamentaux de l’OIT tout au long des chaînes d’approvisionnement mondiales. Le TUAC a également souligné que le soutien aux PME et à la participation des femmes passe par la création d’emplois de qualité plutôt que par l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché.


L’IA et l’économie numérique

Les mêmes dynamiques d’inégalité affectent également la transformation numérique, comme l’a souligné le TUAC lors des sessions MCM sur la technologie. Le secteur numérique a le potentiel d’accélérer considérablement la croissance économique, mais aussi le risque d’accroître les inégalités entre les pays et à l’intérieur de ceux-ci. Ces risques se matérialisent déjà, une étude de l’OCDE montrant que 90 % des entreprises américaines utilisent désormais des outils de gestion algorithmique, c’est-à-dire des systèmes automatisés qui contrôlent et évaluent les performances des travailleurs. En réponse, le TUAC a appelé à des obligations juridiquement contraignantes obligeant les employeurs à engager un dialogue constructif avec les syndicats sur le déploiement de l’IA.

La négociation collective permet aux travailleurs de s'exprimer sur la manière dont les nouvelles technologies sont mises en œuvre, aide à négocier une rémunération équitable pour les gains de productivité liés à l'IA et protège contre le déplacement d'emplois et les excès de la surveillance.

— Veronica Nilsson, secrétaire générale du TUAC

La justice climatique grâce aux droits des travailleurs

Abordant une autre dimension de l’inégalité mondiale, le TUAC a souligné que l’exploitation du travail et de l’environnement va souvent de pair dans les pays en développement. Les syndicats ont insisté pour que les accords commerciaux traitent simultanément de ces deux questions et ont plaidé pour que le financement public du développement soit lié à la création d’emplois, aux droits des travailleurs et aux exigences du dialogue social.

Dans sa déclaration, le TUAC a également souligné que les politiques de transition juste doivent garantir la sécurité des revenus et une protection sociale solide, la négociation collective servant de mécanisme principal pour gérer les impacts de la transition climatique sur les travailleurs vulnérables.


Réforme de l’architecture financière mondiale

Pour soutenir ces réformes interconnectées, la déclaration du TUAC critique les priorités actuelles de l’aide au développement, notant que seulement 0,16 % soutient les droits du travail malgré les preuves de l’efficacité de la négociation collective dans la réduction de la pauvreté. Alors que 92 pays dépenseront plus pour le service de la dette que pour les investissements climatiques en 2024, les syndicats appellent à une réforme des institutions financières internationales, y compris la Banque mondiale et le FMI.

En outre, les syndicats ont proposé une réforme fiscale progressive déplaçant l’imposition du travail vers le capital, ainsi qu’un renforcement de la coordination internationale afin de combler les lacunes des multinationales.


Défendre le multilatéralisme par la justice sociale

La déclaration du TUAC conclut en soulignant que les syndicats sont des partenaires essentiels dans la défense du multilatéralisme et des institutions démocratiques. Les syndicats soutiennent que si l’on ne s’attaque pas aux inégalités et si l’on ne veille pas à ce que les bénéfices de la croissance économique soient largement partagés, les forces populistes continueront d’exploiter le mécontentement public pour saper la coopération internationale et les droits civils.

Le message du TUAC aux gouvernements de l’OCDE est clair : un autre modèle économique est nécessaire. Un modèle qui garantisse des salaires décents, des emplois de qualité et une protection sociale tout en abordant les transitions climatiques, numériques et démographiques par le biais de la négociation collective.

Lisez la déclaration complète du TUAC à la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau ministériel de 2025 en cliquant sur les liens ci-dessous.

Déclaration en anglais

Déclaration en français