Ce site web a été traduit pour votre commodité, mais aucune traduction automatique n'est parfaite. Le texte officiel est la version anglaise du site. Si vous avez des questions concernant l'exactitude de la traduction, veuillez vous référer à la version anglaise.

Les syndicats saluent les progrès de la transition juste dans le rapport de l’OCDE sur le climat, mais avertissent que la négociation collective doit être au centre des préoccupations

Les syndicats ont salué la publication, cette semaine, du résumé à l’intention des décideurs de l’OCDE intitulé « Fast-tracking Net Zero by Building Climate and Economic Resilience », en se félicitant de l’accent mis sur la transition juste. Tout en se réjouissant de ...

Partager l'article :

Poursuivre la lecture

Country : France
Date : 2009-05
Copyright : Legoupi S. / ILO

Les syndicats ont salué la publication, cette semaine, du résumé à l’intention des décideurs de l’OCDE intitulé « Fast-tracking Net Zero by Building Climate and Economic Resilience », en se félicitant de l’accent mis sur la transition juste. Tout en se réjouissant de cette nouvelle attention portée aux travailleurs, le TUAC met en garde contre les lacunes importantes qui subsistent dans l’approche du rapport en matière de négociation collective.

Ce chapitre consacré à l’adhésion des travailleurs et des citoyens à la transition juste est un reflet important des préoccupations que le TUAC n’a cessé de soulever au sein des comités de l’OCDE. Il reconnaît que « la construction et le maintien du soutien public aux politiques climatiques dépendent d’un véritable engagement à assurer une transition juste qui ne laisse aucun travailleur, aucun ménage, aucune région ou aucun pays de côté ».

Le rapport reconnaît également les principaux défis du marché du travail, notamment le fait que les risques de déplacement d’emplois sont fortement concentrés dans certaines industries et régions, et que les pertes d’emplois dans les industries à fortes émissions sont 24 % plus coûteuses que dans les industries à faibles émissions. Le rapport identifie également avec justesse l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les pays à faible revenu, où l’emploi informel représente 89 % de l’emploi total, contre seulement 16 % dans les pays à revenu élevé.

En outre, elle identifie des lacunes politiques critiques en matière d’égalité des sexes, en notant que seuls 17 des 30 pays de l’OCDE prennent en compte les aspects de genre dans l’élaboration des politiques environnementales et que seuls 55 plans d’action nationaux sur le climat mentionnent globalement l’égalité des sexes.

Cependant, le TUAC critique le fait que le rapport pose des conditions au dialogue social. Le rapport affirme que la négociation collective et le dialogue social n’ont de valeur que « lorsqu’ils visent à trouver des solutions pour toutes les parties » – sans reconnaître que la représentation des travailleurs est à la fois un droit fondamental et un outil essentiel pour des transitions climatiques réussies. Le rapport n’examine pas non plus les différences de qualité d’emploi entre les secteurs verts et traditionnels, et omet malheureusement de faire référence aux lignes directrices 2015 de l’OIT sur la transition juste – le cadre international qui fait le plus autorité dans ce domaine.

Les syndicats exhortent les gouvernements de l’OCDE à traduire l’analyse du rapport en action et à placer la transition juste au cœur des politiques climatiques : augmenter les investissements dans les systèmes de protection sociale et veiller à ce que les pays en développement reçoivent le soutien financier nécessaire à des transitions vertes centrées sur les travailleurs par le biais d’investissements dans les énergies propres, en stimulant la valeur ajoutée et en renforçant les capacités syndicales. Plus important encore, les gouvernements doivent reconnaître que la négociation collective est une composante essentielle des politiques de transition juste.

Nous saluons le projet horizontal de l'OCDE qui met les travailleurs à l'ordre du jour, mais les gouvernements doivent considérer les syndicats comme un élément central de la lutte contre les inégalités et de l'intensification de l'action climatique. Une négociation collective forte n'est pas un plus - elle est essentielle pour une transition réussie et équitable qui ne laisse personne de côté.

— Veronica Nilsson, secrétaire générale du TUAC

Le TUAC continuera à défendre ces priorités lors des prochains forums internationaux, en se battant pour que les voix des travailleurs façonnent les politiques qui déterminent leur avenir.

Crédit photo : Legoupi S. / ILO