Ce site web a été traduit pour votre commodité, mais aucune traduction automatique n'est parfaite. Le texte officiel est la version anglaise du site. Si vous avez des questions concernant l'exactitude de la traduction, veuillez vous référer à la version anglaise.

Les syndicats appellent à une action urgente face à l’intensification de la surcapacité sidérurgique et des distorsions commerciales

Les syndicats ont tiré la sonnette d’alarme lors de la réunion du Comité de l’acier de l’OCDE à Paris les 23 et 24 mars 2026, avertissant que les déséquilibres mondiaux croissants dans le secteur de l’acier mettent en péril des emplois, des capacités industrielles et ...

Partager l'article :

Poursuivre la lecture

pexels-sergey-sergeev-2153675005-32845682

Les syndicats ont tiré la sonnette d’alarme lors de la réunion du Comité de l’acier de l’OCDE à Paris les 23 et 24 mars 2026, avertissant que les déséquilibres mondiaux croissants dans le secteur de l’acier mettent en péril des emplois, des capacités industrielles et des régions entières.

A la tête d’une importante délégation syndicale, le TUAC, industriALL Global Union et industriAll Europe ont fait part de leurs vives inquiétudes quant aux pressions croissantes qui s’exercent sur l’industrie. Ils ont souligné que sans une action urgente et coordonnée, les tendances actuelles pourraient accélérer les pertes d’emplois et la désindustrialisation dans de nombreuses régions du monde.

Les discussions se sont déroulées dans un contexte de détérioration des conditions du marché, comme le montrent les conclusions du Comité de l’acier de l’OCDE. La capacité excédentaire mondiale a atteint 640 millions de tonnes en 2025 et continue d’augmenter. Dans le même temps, l’affaiblissement de la demande, l’augmentation des exportations et l’intensification du contournement des règles commerciales pèsent lourdement sur les producteurs et les travailleurs. Ces dynamiques font baisser les prix, sapent les investissements et menacent la viabilité à long terme du secteur.

Les syndicats ont souligné qu’il ne s’agit pas d’évolutions abstraites du marché, mais de tendances ayant des conséquences directes et graves pour les travailleurs de l’ensemble de l’industrie sidérurgique.

Les problèmes structurels du secteur de l'acier ne sont toujours pas résolus, tandis que l'aggravation des conditions économiques et le choc énergétique à venir exacerberont les problèmes existants. Pour les travailleurs, cela se traduit par des restructurations, des fermetures d'usines, des délocalisations, la précarité de l'emploi et une pression croissante sur les salaires, les conditions de travail et le dialogue social. Nous avons besoin que les gouvernements de l'OCDE agissent de manière décisive pour garantir l'avenir de l'acier dans nos pays et des emplois de qualité dans l'industrie.

— Veronica Nilsson, secrétaire générale du TUAC

L’incertitude croissante alimente également le comportement à court terme des entreprises, dont les profits sont trop souvent orientés vers la rémunération des actionnaires plutôt que réinvestis dans l’emploi, les compétences et la production à faible émission de carbone.

Dans toute l'Europe, l'un des principaux problèmes est le manque d'investissement. Les entreprises ne réinvestissent pas dans la production, dans les travailleurs et dans la transformation de nos sites industriels, ce qui met en péril l'avenir de l'industrie sidérurgique et de régions entières. Une conduite responsable des affaires exige de la part de la direction une approche durable de l'investissement. Alors que l'Europe met en œuvre le plan d'action pour l'acier, comme nous l'avons demandé conjointement, les entreprises devraient débloquer leurs investissements. Ce serait un signal tangible pour la main-d'œuvre que leurs emplois sont appréciés et que les entreprises sidérurgiques ont aussi leur mot à dire.

— Judith Kirton-Darling, secrétaire générale d'industriAll Europe

Les syndicats ont mis en évidence plusieurs défis majeurs :

  • L’insuffisance des investissements à long terme affaiblit l’innovation, la décarbonisation et le développement de la main-d’œuvre.
  • Les pénuries de compétences s’aggravent à mesure que les travailleurs expérimentés quittent le secteur et que les jeunes sont moins nombreux à y entrer.
  • La transition vers un acier à faible teneur en carbone risque d’être retardée en l’absence de stratégies industrielles et de financements clairs.

Les syndicats ont souligné que le passage à un acier climatiquement neutre ne sera possible qu’avec des investissements substantiels, des politiques industrielles à long terme et un dialogue social constructif. Ils ont appelé à des investissements publics plus importants, à une conduite responsable des entreprises et à une implication totale des travailleurs pour garantir une transition juste qui protège les emplois et les communautés.

La conduite responsable des entreprises n'est pas facultative, elle est essentielle pour l'avenir de l'acier. Les entreprises doivent réinvestir dans la production et les travailleurs, plutôt que de verser des dividendes. La diligence raisonnable doit être exercée avec les travailleurs, et non en dépit d'eux, grâce à une véritable implication des syndicats, à une voix indépendante des travailleurs et à des mécanismes de réclamation crédibles. Sans une véritable implication des syndicats, une voix indépendante des travailleurs et des mécanismes de réclamation crédibles, nous risquons d'assister à des audits faibles, à un blanchiment des entreprises et à de nouvelles perturbations d'un secteur déjà fragile.

— Atle Høie, secrétaire général d'industriAll Global Union

Enfin, les syndicats ont réaffirmé leur volonté de travailler avec les gouvernements, l’industrie et l’OCDE pour trouver des solutions coordonnées. Ils ont appelé à une action décisive pour soutenir une production d’acier durable, des emplois de qualité et une concurrence mondiale loyale.

Lisez la déclaration du TUAC ici.