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Le nouveau cadre de croissance de l’OCDE abandonne les inégalités

Le TUAC a critiqué le nouveau rapport de l’OCDE sur les réformes structurelles, Les fondements de la croissance et de la compétitivité 2026 (F4GC), pour avoir ignoré l’interaction entre la demande, l’inégalité et la croissance. Publiée le 9 avril, F4GC remplace la série ...

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Le TUAC a critiqué le nouveau rapport de l’OCDE sur les réformes structurelles, Les fondements de la croissance et de la compétitivité 2026 (F4GC), pour avoir ignoré l’interaction entre la demande, l’inégalité et la croissance.

Publiée le 9 avril, F4GC remplace la série « Objectif croissance » (2007-2023, G4G ) et vise à lutter contre le ralentissement de la productivité observé depuis des décennies dans les pays membres et non membres de l’OCDE, en identifiant les principaux obstacles à la croissance et en sélectionnant les réformes les plus efficaces pour améliorer la productivité.

Après la crise financière mondiale, l’OCDE a produit un certain nombre de publications phares montrant que les inégalités avaient augmenté dans les pays de l’OCDE depuis les années 1980, parallèlement à la prolifération des formes d’emploi atypiques et de faible qualité ; que cette tendance s’était accélérée après la crise; et que les inégalités de revenus avaient amputé de 4.7 % la croissance cumulée dans un sous-ensemble de pays entre 1990 et 2010. Ces données ont incité l’OCDE en 2017 à inclure les inégalités dans le cadre d’Objectif croissance – mais la nouvelle publication les exclut totalement, revenant sur une décennie de travaux visant à intégrer la durabilité et l’inclusivité dans la politique économique de l’OCDE.

Les appels à la déréglementation lancés par le rapport – notamment l’affaiblissement de la protection de l’emploi, la réduction des cotisations sociales pour diminuer les coûts du travail et l’abandon de l’impôt sur les bénéfices des sociétés au profit d’impôts sur la consommation plus régressifs – sont la conséquence d’un manque d’attention aux résultats en matière de répartition, qui repose sur la présomption que les réformes structurelles profiteront aux travailleurs et que l’expansion du PIB profitera automatiquement à tous.

F4GC n’est pas seulement un pas en arrière par rapport à l’engagement de l’OCDE de promouvoir une croissance économique durable et inclusive, adopté par consensus en 2021 – il contredit également les conclusions du Comité extraordinaire d’experts indépendants du G20 sur les inégalités mondiales, qui a conclu en novembre 2025 que l’inégalité est l’un des problèmes mondiaux les plus urgents, les 1 % les plus riches s’accaparant 41 % de toutes les nouvelles richesses entre 2000 et 2024.

Le TUAC conteste également le diagnostic du rapport qui porte exclusivement sur l’offre. La faiblesse de la demande, due à l’insuffisance des investissements publics et à la diminution des revenus des ménages, est la cause fondamentale de la stagnation de la croissance. Des salaires plus élevés et des emplois de bonne qualité sont essentiels pour stimuler la demande économique qui alimente l’investissement et l’innovation.

Les inégalités nuisent à la croissance - des années de recherches menées par l'OCDE le confirment. En supprimant ces preuves de son programme de réforme phare, alors que les inégalités s'aggravent à l'échelle mondiale, l'OCDE se replie sur la logique de l'offre qui a échoué avant la crise financière.

— Veronica Nilsson, secrétaire générale du TUAC

Lisez l’analyse complète du TUAC ici.